Combien mettre de côté chaque mois ?
Il n’existe pas de montant magique, mais il existe une méthode pour trouver le vôtre en vingt minutes : partir de ce que vous gagnez, de ce que vous dépensez vraiment, et de ce que vous voulez protéger ou financer.
Publié le 6 octobre 2026
Un point de départ : 10 % au minimum, 20 % si c’est possible
La plupart des repères tournent autour d’une part du revenu net : 10 % pour commencer, 20 % quand le budget le permet. Sur 2 200 € nets par mois, cela donne 220 € à 440 € mis de côté, soit 2 640 € à 5 280 € sur une année.
Ces pourcentages ne sont pas une loi. Ils servent à fixer un ordre de grandeur, qu’on ajuste ensuite à sa situation : un loyer lourd, un crédit en cours ou des enfants à charge déplacent le curseur. Mieux vaut 50 € versés tous les mois pendant dix ans que 500 € une fois, puis plus rien.
La règle 50/30/20, version française
La méthode la plus citée répartit le revenu net en trois : 50 % pour les besoins, 30 % pour les envies, 20 % pour l’épargne et le remboursement des dettes. Les besoins, ce sont le logement, les courses, les transports, l’énergie, les assurances et la santé ; les envies, tout le reste.
Elle a été pensée dans un contexte où le logement pèse moins qu’en France, notamment dans les grandes villes. Chez nous, on la lit plutôt 55/25/20 ou 60/25/15. Avec 2 200 € nets, la version 55/25/20 donne 1 210 € de besoins, 550 € d’envies et 440 € d’épargne.
- Additionnez vos besoins réels sur trois mois, sans arrondir à la baisse.
- Si les besoins dépassent 60 %, ne renoncez pas à l’épargne : fixez-la à 10 % et rognez d’abord sur les envies.
- Révisez les pourcentages à chaque changement de situation : déménagement, naissance, augmentation.
L’épargne de précaution d’abord : 3 à 6 mois de dépenses
Avant de financer un projet, on constitue un matelas qui absorbe un imprévu : panne de voiture, perte de revenu, réparation. Le repère courant est de trois à six mois de dépenses courantes, c’est-à-dire de ce que vous dépensez pour vivre, épargne non comprise.
Avec 1 760 € de dépenses mensuelles, l’objectif est de 5 280 € à 10 560 €. Trois mois suffisent généralement pour un salarié en CDI dont le foyer a deux revenus ; six mois, voire plus, sont plus prudents pour un indépendant, un CDD ou un foyer qui ne repose que sur un salaire. À 220 € par mois, les 5 280 € demandent 24 mois : c’est long, d’où l’intérêt de commencer tôt.
Ce matelas doit rester disponible immédiatement et sans risque de perte en capital. Les livrets réglementés comme le Livret A (plafond de 22 950 €) ou le LDDS (plafond de 12 000 €) répondent à ce critère ; vérifiez les taux en vigueur au moment où vous placez, ils changent.
Partir de l’objectif plutôt que du revenu
Pour un projet daté, le calcul se renverse : on divise la somme visée par le nombre de mois disponibles. 3 000 € de vacances dans 10 mois demandent 300 € par mois ; 12 000 € d’apport dans trois ans, 333 € par mois (12 000 ÷ 36).
Comparez ensuite ce montant à ce que vous pouvez réellement dégager : revenu net moins dépenses du mois. Si l’écart est positif, le projet est tenable ; sinon, il faut allonger le délai, réduire l’objectif ou libérer du budget. Notre simulateur d’épargne fait ce calcul pour vous et affiche la date d’atteinte.
Automatiser : se payer en premier
L’épargne qui se fait avec « ce qui reste » est souvent nulle, parce que ce qui reste est dépensé avant d’être vu. La parade tient en une ligne : un virement permanent, le lendemain de la paie, vers un compte d’épargne distinct, pour un montant fixe.
Prenez un montant que vous ne sentez pas passer, puis montez-le par paliers. 150 € par mois font 1 800 € par an. Une règle simple : à chaque augmentation de salaire, la moitié part automatiquement en épargne et l’autre moitié améliore le quotidien. Gardez la carte bancaire du compte d’épargne au fond d’un tiroir, ou n’en demandez pas.
Les trois pièges les plus courants
Le premier est d’épargner pendant qu’on rembourse un crédit à la consommation à un taux élevé : le coût du crédit dépasse souvent ce que rapporte un livret. Le deuxième est d’oublier les dépenses annuelles : une assurance de 480 € payée en une fois, une taxe foncière, les cadeaux de fin d’année. Divisez-les par douze et traitez-les comme une charge mensuelle : 1 200 € de dépenses annuelles, c’est 100 € à mettre de côté chaque mois.
Le troisième est de renoncer au premier écart. Un mois sans virement n’annule rien ; ce qui compte, c’est de reprendre le suivant. Cet article ne constitue pas un conseil d’investissement personnalisé : il donne des repères de budget, pas une recommandation de placement.
Ce que MoneyWr fait pour votre épargne
MoneyWr ne déplace jamais d’argent : la connexion bancaire est en lecture seule, le virement permanent se règle chez votre banque. L’application vous aide à savoir combien vous pouvez réellement y mettre, et à vérifier que vous le tenez.
- Un compte d’épargne dans le budget et un virement d’épargne enregistré mois par mois
- Le patrimoine de fin d’année, compte courant et épargne, projeté sur douze mois
- Des projets répartis sur les mois pour un objectif daté, avec le prévu et le réalisé
- Une notification quand la prévision de fin de mois se dégrade
MoneyWr est en phase de test : la version Android arrive sur Google Play.